| A
l'origine du projet fut la volonté de Louvois
de laisser une trace de sa surintendance (prise
à la suite de la mort de Colbert,
son grand rival). Il
l'avait fait à Versailles, il voulait qu'il
en soit de même à Paris. |
| Son
ambition rejoignait celle qu'avait manifesté
Jules
Hardouin-Mansart, de réaliser une opération
spéculative à Paris. Il surent convaincre
Louis
XIV de faire ériger une place prestigieuse,
à sa gloire. |
| Mansart
dessina les plan de la place, de forme rectangulaire.
Le N° 11 de la place, l'Hotel de Simiane construit
vers 1708, fut réuni en 1718 au n° 13, l'Hôtel
de Bourvallais , construit en 1699. |
| C'est
la seule construction royale qui fut réalisée,
avant que les terrains soient cédés à la ville
de Paris et aux financiers. La réunion des deux
hôtels forma l'hôtel de la Chancellerie. |
| C'est,
de nos jours, la résidence du ministre de la Justice,
Garde des Sceaux. |
| Mais
le projet se révéla impossible à
financer. Il
fut révisé, et la place devint octogonale,
plus réduite, avec pour seule obligation
des futurs bâtisseurs, de respecter les
façades dessinées par Mansart. |
| Ce
projet attira les plus grandes fortunes de l'époque
qui s'y établirent. La place fut appelée
"Place
des Conquêtes", puis place "Louis
le Grand", en l'honneur du roi, avec une
statue équestre de celui-ci, en son centre. |
| Sous
la Révolution,
la place devint la "Place des Piques",
et la statue du roi fut mise à bas le 13
août 1792. Une colonne fut érigée
au centre de la place par ordre de Napoléon,
en l'honneur de son armée et de la victoire
d'Austerlitz.
La colonne fut faite du bronze de 250 canons pris
à l'ennemi (russes et autrichiens). |
| La
colonne fut détruite sous la Commune
de Paris, en 1871, puis fut restaurée
sous la troisième
république. |
| C'est
au cours du Second Empire et au début du XXe siècle,
que la place Vendôme et la rue de la Paix, affichent
leurs boutiques de luxe et l'art de vivre des
parisiens les plus aisés. |
| A
présent, la Place Vendôme est toujours
l'un des endroits les plus prestigieux de Paris,
avec des boutiques représentant les plus
grands noms du luxe français et étranger
(voir ci-dessous). |
| Le
luxe, c'est le savoir-faire d'artisans, qui sont
souvent des artistes dans leur branche d'activité,
et cela représente un patrimoine précieux.
|
| On
ne peut toutefois qu'être mal à l'aise
quand on voit ce que certains peuvent dépenser,
par exemple, pour une montre, une somme qui ferait
vivre des familles entières. Quand les
inégalités sont trop criantes, que
reste t-il de la place de la beauté ? Photos
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