| Artiste
d’origine italienne, né à Paris en 1850,
Raffaëlli fut présent au Salon dès 1870, et retient
l’attention d’Edgar Degas, qui l’invita à participer
aux expositions impressionnistes de 1880 et 1881. |
| Sa
sensibilité le porte vers une peinture à caractère social
: il décrit de façon réaliste les faubourgs parisiens
et les scènes de la vie quotidienne et réalise également
les portraits des intellectuels de son époque, tels
Edmond de Goncourt ou Georges Clemenceau. |
| Ses
scènes de la vie parisienne eurent un grand succès,
et il retint l'admiration d'Emile Zola en raison de
ses préoccupations sociales. |
| Il
est également mis en exergue par J.-K. Huysmans, dans
L’Art Moderne : « Il occupera une place à part dans
l’art du siècle, celle d’une sorte de Millet parisien,
celle d’un artiste imprégné de certaines mélancolies
d’humanité et de nature demeurée rebelle, jusqu’à ce
jour à tous les peintres. » |
| Raffaëlli
exposa également ses œuvres en Belgique, aux USA à Boston,
Chicago, New York et Philadelphie. Après 1890, l’artiste
détourne son attention des faubourgs de Paris pour se
consacrer à la description de la ville en elle-même. |
| Fortement
marqué par les impressionnistes, il se révèle être un
véritable historien du quotidien de la capitale dans
les années 1900 : il peint ainsi la place de la Madeleine,
le pont Alexandre III, la cathédrale Notre-Dame ou bien
encore les quais de Seine animés de personnages. |
| Au-delà
des qualités de paysagiste, il d"émontre
sa virtuosité de "prise sur le vif"
en montrant le quotidien parisien. Pour saisir ces instantanés,
l'artiste s'était fait aménager son fiacre
en atelier de peinture ! |
| Il
fut également sculpteur et graveur, un artiste
complet. Il s'éteint en février 1924. |